Nos conversations dépendent des personnes avec qui l'on parle

Pour savoir de quoi parler sans risquer d’incident diplomatique, il est important de savoir à qui l’on parle. Toutes nos connaissances peuvent être classées dans différentes catégories et chacune de ces catégories à des sujets de conversation fétiches et d’autres à éviter. Voici les différents critères qui permettent de classer.

1-      Proximité/ distance

Le premier critère est constitué par votre degré d’intimité avec votre interlocuteur. Vous pourrez parler de choses personnelles ou pas en fonction des relations que vous entretenez mais sachez que plus les discussions sont personnelles, plus elles intéressent. Si vous pouvez parler de la difficulté d’élever des enfants à peu près tout le monde, vous ne pouvez en revanche pas annoncer des problèmes familiaux à qui que ce soit sous peine de gêner votre auditoire.

En relation proche, on parle : de nos problèmes familiaux, sentimentaux, de nos projets…

2-      Convergence/ divergence des points de vue

Le degré d’affinité est le second critère. Vous pouvez être proche de quelqu’un sans pour autant l’apprécier plus que cela. Certaines relations familiales par exemple peuvent être tendues et tout le monde n’aime pas les retrouvailles des repas de famille. Beaucoup de gens préfèrent rigoler avec de nouvelles connaissances que de discuter des problèmes familiaux avec le reste du clan. On ne parle pas de la même chose avec les gens qui ne partagent pas nos points de vue, ceux avec qui nos opinions divergent. On pourra par exemple lancer plus facilement une discussion politique autour d’une table qui partage nos points de vue.

En relation convergente, on parle : de nos points de vue les plus polémiques, de nos frustrations, de nos idées…

3-      Relation hiérarchique/ complémentaire

La relation peut aussi complémentaire ou hiérarchique. Dans une relation complémentaire, chacun à un rôle distinct sans que l’un ne se sente socialement supérieur ou inférieur à l’autre. C’est le cas par exemple dans une relation vendeur/client ou homme/femme même s’il y a souvent un leader dans un couple. Au contraire dans une relation hiérarchique comme celle des patrons avec leurs employés ou des parents avec leurs enfants, il y a une pression sociale qui force l’un à se soumettre à l’autre. Dans ce type de relation, celui qui est en position basse par exemple ne s’amusera pas à contredire son « supérieur ».

En relation hiérarchique, on : se plie au protocole, on respecte les règles de politesse, l’un dirige et l’autre obéit, l’un doit faire attention à ne pas montrer de mépris du fait de sa position et l’autre doit faire attention à ne pas manquer de respect.

4-      Fréquence de rencontre

En fonction du temps depuis lequel on n’a pas vu son interlocuteur et de la fréquence à laquelle on a l’habitude de le voir, on ne lui parlera pas de la même chose. Quand vous revoyez un vieux camarade, vous lui posez des questions de long terme. Quand vous demandez ce qu’il a fait ces 10 dernières années, vous n’attendez pas un récit détaillé mais plutôt un résumé du genre : « J’ai étudié l’anglais pendant 3 ans à Paris ». Demander ce qu’il a fait la veille à cet ami alors que vous ne connaissez rien de sa vie sur les dix dernières années n’a pas de sens. Il faut donc bien différencier les relations en fonction de leur fréquence.

En relation éloignée, on parle : de nos vies en général, de ce que sont devenues des camarades communs, de la façon dont chacun a vécu tel événement, de ce qui a marqué nos vies…

Commentaires (1)

1. hala 20/04/2011

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