Comment rendre interessant ce que l'on dit

Il ne faut pas croire que la même anecdote dans la bouche de n’importe qui captivera de la même façon. Ne vous est il jamais arrivé de raconter une bonne blague à votre auditoire et de ne pas obtenir le succès escompté ? Si vous la racontez pourtant, c’est qu’elle vous a fait rire alors pourquoi ne fait elle pas rire quand vous l’énoncez à votre tour ? Il en va de même pour un projet à défendre. Avec les mêmes mots, certaines personnes savent captiver leur auditoire et rendre leurs idées intéressantes. Si vous savez raconter, vous pourrez rendre intéressant ce qui ne l’est pas forcement à la base.

1-      Ne pas hésiter

Si votre auditoire sent que vous n’êtes pas convaincu vous-même par votre idée, il ne le sera pas non plus, aussi bonne l’idée soit elle. En effet, vous influencez les réactions des autres par vos propres réactions. Prenons l’exemple de base. On écoute quelqu’un qui nous raconte une blague. S’il n’a pas l’air à l’aise, sans même aller jusqu’au bégayement, l’auditoire s’attendra au pire. S’il est poli, il préparera même d’avance son plus beau rire de complaisance, passant du coup à côté de la subtilité de l’humour. Les gens se diront que si l’on a hésité à raconter, c’est bien parce que ca n’en valait pas vraiment la peine et que c’était plus pour combler un blanc. C’est la même chose pour les anecdotes et le reste. Soyez sûr de vous en racontant, ne laissez aucun doute sur le fait que l’anecdote apporte quelque chose au débat ! Votre public se dira au pire, s’il ne voit pas l’intérêt, qu’il a certainement loupé la subtilité puisque sinon vous ne seriez pas à ce point assuré.

2-      Le regard

Des études montrent que le regard joue un rôle crucial dans la communication et pendant que l’on communique. Par exemple, regarder avec insistance quelqu’un que l’on ne connait pas sera compris comme une volonté de rentrer en contact. Eviter le regard de son interlocuteur quand on lui parle c’est chercher à rompre la conversation ou alors marquer la soumission. Il est donc très important lorsque vous parlez, de regarder votre auditoire. C’est en les regardant que vous marquez votre intérêt pour eux et qu’ils se sentent concernés par ce que vous dites. Si vous parlez à une assemblée, regardez-les à tour de rôle. Pour une personne seule, regardez la par intermittence quand c’est vous qui parlez pour ne pas que cela devienne pesant et de manière continue quand c’est l’autre qui parle pour montrer que cela vous intéresse. On aime ceux que l’on intéresse (ou que l’on croit intéresser !) alors faites vous aimer !

3-      L’intonation

Ca tout le monde le sait. Ecouter quelqu’un qui parle d’un ton monocorde, ce n’est pas ce qu’il y a de plus excitant. Regardez les pros de la communication et inspirez vous en ! Les politiques qui font des discours ou les présentateurs de journaux télévisés font en sorte de passer leurs émotions à travers leurs intonations. Un haussement de l’intonation réveille un public endormi, une baisse du volume l’oblige à tendre l’oreille et l’intrigue, etc. Quelqu’un qui raconte qu’il est scandalisé par la drogue chez les jeunes d’un ton monocorde n’est pas crédible. Si ce qu’il dit ne l’émeut pas c’est qu’il n’y croit pas.

4-      L’enthousiasme

L’enthousiasme est certainement l’élément le plus important à mettre dans votre discours. Regardez Laurent Ruquier lorsqu’il pose une question. Il a toujours un grand sourire qui à l’air d’annoncer : « Attention, la question qui vient va vous surprendre et je tiens absolument à ce que vous y répondiez parce qu’elle est très intéressante pour moi ! » Il est enthousiasmé par ce qu’il dit. Mettez de l’émotion dans vos paroles et votre public les partagera. Quand vous racontez des vacances qui vous ont plu, faites le avec le sourire et accentuez les l’intonation pour les instants forts. Plissez les yeux pour montrer que vous vous y revoyez, donnez les détails, etc. Montrez que vous avez vécu un rêve et les autres rêveront avec vous !

5-      Le langage corporel

Il sert à indiquer l’état émotionnel dans lequel vous êtes lorsque vous parlez. Globalement, les mimiques faciales indiquent le genre d’émotion que vous ressentez : par exemple le sourire pour la joie, les sourcils froncés pour la colère, la mâchoire contractée pour l’énervement… En revanche, les gestes et la posture du corps indiquent l’intensité de cette émotion. Quelqu’un en colère qui fait des mouvements de bras ou qui fait des mouvements de tête par exemple peut être considéré comme très en colère. Mais la posture peut aussi donner d’autres informations à votre interlocuteur sur votre état. Par exemple les bras croisés sont signes de volonté de renfermement, vous êtes sur la défensive. Pour communiquer, n’oubliez donc pas que votre corps peut parler alors engagez le dans la conversation !

Commentaires (2)

1. Nicolas A 22/01/2012

INTERRESSANT

2. Daniele 30/04/2012

Pas mal comme site.a partir des <> chapitres, on va pouvoir mettre en place des exercices pour améliorer l'intégration dans un groupe (ça me semble primordial)

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