Bloqué avec une connaissance

L’autre matin, j’avais rendez vous dans une ambassade pour obtenir des papiers. En arrivant, je rencontre l’ami d’un ami que je connais assez pour le saluer mais sans plus. Il s’assied à côté de moi et nous débutons ainsi une attente qui devra durer trois heures. Alors comment tenir une conversation de trois heures avec une simple connaissance que l’on avait pas prévu de rencontrer ?

Tout d’abord nous avons commencé par discuter de ce qui nous rassemblait dans ce lieu, c'est-à-dire l’obtention d’un VISA : pourquoi en avions-nous besoin ? Où est ce qu’on partait exactement, combien de temps, pour y faire quoi, etc. Discussion banale qui peut occuper un quart d’heure mais qui ne passionne personne. Nous aurions pu continuer en prenant des nouvelles de nos connaissances communes en espérant tomber sur des anecdotes intéressantes mais ce n’a pas été le cas.

Après cette petite introduction nous avons dérivé sur le sujet du lieu lui-même et le ras le bol de l’attente. L’originalité de cette conversation a été son recours à l’imagination tout le long par l’approfondissement d’un point précis : le lieu. On s’amusait à imaginer tout ce qui pourrait se passer dans cette salle d’attente. Une porte fermée nous a permis de divaguer sur ce qu’elle pouvait renfermer, on a déliré sur les cas de demande de VISA possible en imaginant par exemple certains extra terrestres célèbres qui viendraient. Quand l’attente a commencé à être vraiment longue, on a pensé au type que l’attente aurait rendu barbu et qui se serait endormi loupant ainsi son tour. Bref, chaque petit recoin de la salle nous a fait inventer des situations originales et marrantes. C’était une conversation très divertissante, très adaptée à un cas d’attente longue. En revanche ce n’était pas vraiment instructif ou enrichissant et par conséquent tout le monde n’apprécie pas ce type de discussion. Il faut bien jauger son interlocuteur avant de l’emmener sur un délire de ce genre pour ne pas être le seul à s’amuser.

A force de rigoler, nous nous sommes vite fait remarquer dans l’ennui général de la salle d’attente et nos voisins, des jeunes étudiants ont commencé à s’introduire dans notre conversation. Au début, ils étaient plutôt sobres et nous demandaient simplement depuis combien de temps nous attendions mais très vite ils rentraient dans nos divagations et apportaient leur humour au notre. Finalement, nous nous sommes fait des connaissances et nous avons fait un bon moment de cette attente ! Ce que l’on peut retenir de cette expérience est le fait que dans un environnement inhabituel, on peut facilement rentrer dans un délire marrant si notre compagnie se prête au jeu. Pour introduire ce délire, il faut jouer sur les idées reçues ou exagérer ce que l’on voit et se moquer gentiment des gens.

Une personne que l’on connait vaguement est une aubaine au niveau conversationnel. En cas de manque de sujets, on peut toujours la faire parler sur sa vie. Elle sera passionnée par le fait de raconter sa vie et vous appréciera d’autant plus que vous l’écoutez. De votre côté, si vous n’avez pas la chance d’avoir a faire à un récit passionnant, dites vous qu’au moins vous évitez la gêne du blanc.

Commentaires (2)

1. miisSAVOIR 26/11/2011

Sa c'est sur! moi, je suis comme ça je parle beaucoup donc jamais de blanc avec moi!
sauf quand c'est quelqun que je connais pas ;)

2. rencontre blog (site web) 19/03/2013

Excellent conseils!je suis de nature bavarde donc je comble facilement les blancs dans une conversation.Sinon allé à un concert ou dans une soirée un peu bruyante peut aider:)

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